Plus d'auto-entrepreneurs dans le BTP

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Plus d'auto-entrepreneurs dans le BTP

Depuis son lancement en 2009, le dispositif de la micro-entreprise a connu des moments d'engouement général et des périodes de stagnation. Depuis quelques mois, la tendance à la reprise gagne du terrain, en particulier dans le secteur de l'immobilier et du BTP. La micro-entreprise pourrait bien encore voir son nombre d'inscrits augmenter au cours des prochaines années si, comme le prévoit l'Etat le plafond d'activité peut être triplé. Zoom sur la micro-entreprise dans le secteur BTP.

Les chiffres de la micro-entreprise en 2015 et 2016

De façon générale, on a observé un ralentissement du nombre d'inscrits en auto-entreprise en 2015. Les deux exceptions à cette stagnation seraient les secteurs de l'immobilier et du BTP.

Pour preuve, un rapport paru en juillet 2016 par l'Acoss (Agence Centrale des Organismes de Sécurité Sociale), relève cette stagnation des inscriptions en 2016 tout en faisant la comparaison avec 2014 et 2015. Toujours d'après l'Acoss, le secteur du BTP tire son épingle du jeu, avec au quatrième trimestre 2015 un total de 141.100 inscrits.

Cependant, pour que les chiffres restent à la hausse, il ne faudrait pas tenir compte des radiations, lesquelles font chuter la courbe. Ces radiations sont souvent liées au dépassement du seuil de chiffre d'affaires. Ce dépassement implique automatiquement la radiation. Pour en savoir plus, consultez également le site : service-public-pro.fr.

Pour mémoire, les plafonds pour 2014, 2015 et 2016 sont les suivants :

- 82 200 euros HT pour les activités d'achat et de vente ;

- 32 900 euros HT pour les activités de services.

Si l'Etat met en place un nouveau dispositif de micro-entreprise dont les plafonds seraient triplés, les radiations seraient donc moins nombreuses et les auto-entrepreneurs en nombre croissant d'ici quelques années.

Bon point sur le C.A. des auto-entrepreneurs dans le BTP

L'Acoss note l’augmentation significative du chiffre d'affaires au 4ème trimestre 2015 dans le BTP.

D'une part, le CA trimestriel moyen s'avère en augmentation constante au dernier trimestre. Cette moyenne serait de 4 565 euros dans le secteur BTP/travaux de finitions et de 4 594 euros dans les autres domaines du BTP. D'autre part, le CA trimestriel global aurait atteint près de 395 millions d’euros au quatrième trimestre 2015 dans le secteur du BTP.

Quelles perspectives pour les auto-entreprises du BTP dans les prochaines années ?

Créé en 2009, sous le gouvernement de Nicolas Sarkozy, le dispositif de l'auto-entreprise a eu pour vocation de simplifier les démarches lors de la création d'une entreprise et de permettre à de nombreuses personnes de lancer leur activité professionnelle. De nombreuses démarches ont été simplifiées et améliorées et le gouvernement actuel planche sur une augmentation des seuils pour permettre à plus de personnes de rester dans le dispositif lorsque leur chiffre d'affaires augmente.

D'après le RSI (Régime Social des Indépendants), on peut s'attendre à une augmentation du nombre des auto-entrepreneurs d'ici à l'horizon 2020. Ceci concernerait en particulier les professions libérales et les artisans.

Vous aussi, vous souhaitez devenir auto-entrepreneur ? Ce qu’il faut savoir

Que vous soyez peintre, plombier ou électricien, choisir le statut d'auto-entrepreneur se fera en suivant quelques règles essentielles dans le secteur BTP.

Côté diplômes et formations, on vous demandera de justifier d'un diplôme (exemple : CAP, BEP) ou d'une équivalence. Le métier d'électricien nécessite une expertise et des connaissances techniques qu'il est par exemple difficile d'obtenir en travaillant dans ce secteur, si l'on n'a pas de formation préalable. Vous pourrez toujours, grâce à la VAE (Validation des Acquis de l’Expérience), valider vos acquis professionnels pour obtenir une certification.

Depuis, fin 2014, artisans et commerçants en auto-entreprise, ont l'obligation de s'immatriculer au répertoire des métiers et, pour ce faire, doivent présenter un diplôme.

Si l'inscription au régime d'auto-entrepreneur est assez simple et si ce dispositif permet de limiter la paperasse administrative, il n'en demeure pas moins qu'il faut être rigoureux : tenir un facturier et une comptabilité, faire ses déclarations trimestrielles et payer ses cotisations (ce qui peut se faire en ligne sur lautoentrepreneur.fr), veiller à ne pas dépasser les seuils de C.A. Pour ce dernier point, l'une des règles de base du dispositif, sachez que votre statut d’auto-entrepreneur est conservé jusqu'à ce que le CA annuel dépasse les seuils du régime fiscal, ensuite vous basculez dans le régime social de droit commun des travailleurs indépendants.

Pensez à vous assurer. Dans le BTP, l'assurance est obligatoire et le régime d'auto-entreprise ne fait pas exception à la règle. Vous devrez donc souscrire :
- Une assurance responsabilité civile (ARCP) ;
- Une assurance décennale qui représente une garantie sur les travaux que vous allez effectuer, pendant une période de dix ans.

Le bilan chiffré de l’Acoss ainsi que les perspectives envisagées par le RSI pour les auto-entrepreneurs du secteur BTP, pour les années à venir, laisserait entrevoir un engouement croissant chez les artisans du bâtiment et les travaux publics pour le statut d'auto-entrepreneur. Affaire à suivre !

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