Créer son entreprise dans le BTP

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Créer son entreprise dans le BTP

Vous avez l'idée, la motivation et les compétences, ne reste plus qu'à finaliser votre projet de création d'entreprise dans le BTP ? Voici tout ce qu'il faut savoir pour mener à bien une création d'entreprise dans ce secteur d'activité : entre les différentes étapes à suivre, le statut à privilégier ou encore les cotisations à prévoir.

 

 

 

 

Le B.A-BA d'une création d'entreprise dans le bâtiment

Si le diplôme n'est pas à proprement parler indispensable pour créer une entreprise de BTP, il est néanmoins fortement recommandé. A défaut, une expérience significative du métier concerné s'avère indispensable afin d'évaluer au mieux l'ensemble des paramètres à prendre en compte.

Une connaissance du métier permettra en effet à l'entrepreneur d'estimer au plus juste les délais de réalisation d'un chantier, la main d'oeuvre nécessaire et l'équipement à prévoir. Sans compter qu'une bonne connnaissance lui permettra d'ajuster ses prix en fonction de la réalité du marché tout en dégageant une marge de rentabilité suffisante et nécessaire pour le développement de la structure.

Autre élément à prendre en considération lors d'une création d'entreprise du bâtiment : savoir si l'on souhaite travailler seul, quitte à évoluer et augmenter l'effectif au fil du temps, ou si l'on envisage directement de recruter du personnel, tout en sachant ce que cela implique en termes de charges financières et concernant assurancel'aspect administratif.

 

Le choix du statut

Une fois les bases du projet posées, l'entrepreneur doit encore déterminer le statut juridique qu'il souhaite adopter pour son entreprise. Pour faire son choix, tout dépend essentiellement du nombre de personnes impliquées dans le projet. Ainsi, l’EIRL (entreprise individuelle à responsabilité limitée), l’EURL (entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée) et la SASU (société par action simplifiée unipersonnelle) sont parfaitement adaptées pour les créations de sociétés où l'entrepreneur est seul.

Dans le cas d'une création à plusieurs personnes, il convient alors de porter son choix vers les statuts de SARL (société anonyme à responsabilité limitée), SAS (société par actions simplifiées), SNC (société en nom collectif) ou encore société civile.

A noter par ailleurs qu'il est aujourd'hui possible de créer une entreprise de BTP sous le statut d'auto-entrepreneur. Ce statut permet en effet de bénéficier d'une souplesse et d'une simplicité administrative, tout en facturant les prestations TTC, sans TVA. Les recettes annuelles ne doivent toutefois pas excéder le seuil de 32 900 €, ce qui peut constituer une limite. De même, l'auto-entrepreneur dans le BTP ne peut déduire de ses charges les investissements réalisés, ni récupérer la TVA. Ce statut peut néanmoins constituer une alternative intéressante pour lancer son activité, avant de s'orienter vers un autre statut ultérieurement.

Globalement, le choix du statut juridique de son entreprise est lié à de nombreux paramètres (effectif, imposition, régime de protection sociale...). C'est pourquoi il est généralement conseillé de se faire accompagné par des professionnels compétents pour cette étape cruciale lors de la création d'une entreprise. La Chambre des métiers et de l'artisanat (CMA) est à ce titre un organisme vers lequel se tourner à ce titre.

 

Régime fiscal et régime social

Le régime fiscal d'une entreprise de BTP dépend du statut choisi par l'entrepreneur. Ainsi, par exemple, une Entreprise individuelle sera imposable au titre de l'impôt sur le revenu sur l'ensemble des bénéfices de l'exercice passé. Dans le cas d'une entreprise individuelle à responsabilité limitée (EIRL), le régime fiscal général sera celui de l'impôt sur le revenu, même si l'entrepreneur peut choisir d'être soumis à l'impôt sur les sociétés.

Quant au régime social, les charges sociales s'appliqueront à l'ensemble des bénéfices générés par une EI ou une EIRL assujettie à l'impôt sur le revenu.  Pour les EIRL soumises à l'impôt sur les sociétés, les charges sociales s'appliquent en revanche seulement aux bénéficies non réinvestis dans l'entreprise.

 

Assurances et immatriculation

La souscription d'une bonne assurance est la garantie d'exercer son activité dans le BTP sereinement. Sont ainsi à prévoir :

•  l'assurance responsabilité civile exploitation et professionnelle

• l'assurance véhicule étendue à l'activité professionnelle afin de couvrir le matériel nécessaire sur les chantiers

•  l'assurance décennale, obligatoire pour les constructeurs immobiliers

•  l'assurance détérioration et vol de matériel

•  l'assurance en cas d’arrêt ou de réduction de l’activité

Au terme de cette succession d'étapes et de choix, l'entrepreneur peut alors immatriculer son entreprise auprès du CFE (centre de formalité des entreprises) afin de démarrer son activité. Il devra toutefois effectuer au préalable un stage obligatoire de préparation à l'installation, à moins de pouvoir justifier d'au moins trois années d'expérience dans une activité lui ayant permis d'acquérir les connaissances dispensées au cours de ce stage. Ou encore d'avoir suivi une formation à la gestion dont le niveau est au minimum égal à celui du stage. 

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