L'audit énergétique des économies pour vous

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L'audit énergétique des économies pour vous

L'audit énergétique pratiqué dans le tertiaire et l'industrie permettrait de faire des économies pouvant aller de 20 à 30 %. C'est ce qui ressort d'une étude réalisée sur plusieurs audits par l'Afnor (Association Française de Normalisation). Qu'est-ce que l'audit énergétique ? Quand se pratique-t-il ? Est-il obligatoire et avec quels objectifs ?

 

 

L'audit énergétique : qu'est-ce que c'est ?

L'audit énergétique est un état des lieux de la consommation énergétique de l'entreprise. Il est préconisé dans le tertiaire et l'industrie et a pour finalité de faire réaliser des économies conséquentes.

C'est la Directive Européenne 2012/27/UE qui a rendu obligatoire cet audit, depuis décembre 2015, dans certains cas :

  • Pour les entreprises de plus de 250 salariés.
  • Pour les entreprises qui réalisent un CA supérieur à 50 M d'euros et un bilan total s'élevant à plus de 43 M d'euros.

Cette Directive Européenne a pour objectif d'améliorer les bilans énergétiques des entreprises. Mais également, de faire réaliser à celles-ci d'importantes économies pouvant aller de 20 à 30 %.

L'Association Française de Normalisation souligne d'ailleurs à cet effet : "On notera que cette fourchette correspond à l'objectif d'amélioration de la performance énergétique des bâtiments tertiaires prévu dans le projet de décret d'application de la loi Grenelle 2 (article 3) et de la loi de Transition énergétique (article 17) : -25 % à échéance 2020".

L'audit énergétique : quand se pratique-t-il ?

Pour toutes les entreprises du tertiaire et de l'industrie qui sont concernées, la fréquence est d'un audit tous les 4 ans.

Les quatre années d'écart entre deux audits permettent d'apprécier les économies réalisées. En effet, si des postes doivent être réajustés et si l'investissement de départ peut représenter les ¾ de la facture d'énergie annuelle, l'Afnor estime que ces investissements sont rentabilisés en moins de 3,5 annéespour le tertiaire, voire 2,5 années pour l'industrie.

L'étude de l'Afnor montre d'autre part que "à l'issue de cette période, l'entreprise fait donc des économies en espèces sonnantes et trébuchantes. Avant même l'audit suivant, à N+4, elle aura rentabilisé son action".

L'audit énergétique obligatoire source économies

Si la Directive Européenne rend cet audit obligatoire pour certaines entreprises, l'enjeu est double :

  • Améliorer la performance énergétique de l'entreprise en revoyant certains postes énergivores ou certaines machines dans le milieu industriel.
  • Moins consommer globalement par des actions appropriées ou un nouvel équipement.

Ceci est prouvé par des données chiffrées, puisque Afnor Energies a réalisé un rapport récapitulant les données de 72 audits qui ont été menés sur site entre 2015 et 2016. Un rapport riche d'enseignements pour comprendre où faire les principales économies, chiffres et pourcentages à l'appui.

Il en ressort, par exemple que c'est l'ensemble CVC (chauffage-ventilation-climatisation), qui, par son amélioration, a pu apporter les économies les plus importantes pour l'entreprise et une consommation en baisse de 45 % rien que sur ce poste.

Globalement, l'étude de ces 72 audits réalisés par l'Afnor a permis de constater que les économies sont :

  • Pour le tertiaire, de – 27 % sur la consommation et de – 29 % sur la facture.
  • Pour l'industrie, de – 20 % sur la consommation et de – 21 % sur la facture.

Quelles actions mettre en place pour l'audit énergétique suivant ?

Si les chiffres ne sont pas bons, il est toujours possible d'ajuster le tir pour mettre en place les actions nécessaires et réaliser des économies qui seront visibles sur l'audit suivant.

Pour ce faire, l'Afnor préconise d'agir selon la règle des 3 M :

  • Matériel : remplacement des équipements anciens et énergivores par des équipements conçus pour améliorer la performance énergétique.
  • Mesures : formations si nécessaire.
  • Management : sensibilisation des collaborateurs, suivi des consommations, etc.

Malgré les conseils de l'Afnor, on constate aujourd'hui que l'effort est davantage fait sur le matériel par rapport au management. 88% des actions retenues concernent le matériel quand 12 % se rapportent au système de management.

Le rapport a aussi démontré que les actions sont encore différentes selon qu'on examine le tertiaire ou l'industrie. Pour le secteur tertiaire, les actions vont porter principalement sur les bâtiments quand, dans l'industrie, elles vont s'intéresser en premier lieu aux procédés du secteur industriel. Cependant, l'Afnor souligne que "pour autant, un industriel peut également agir sur ses bâtiments, et réciproquement, un organisme tertiaire peut aussi agir sur ses procédés (un hypermarché sur ses fours ou ses groupes froids, par exemple)".

L'entreprise du tertiaire ou l'industrie n'a donc pas de crainte à avoir d'un audit énergétique. Loin de la pénaliser, cet audit lui permettra à la longue d'agir sur l'environnement tout en maitrisant ses finances et en faisant des économies.

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