Le projet « Transition Zéro » déployé en France

Actualités travaux
Le projet « Transition Zéro » déployé en France

Inspiré des Pays-Bas où le programme « EnergieSprong » fait déjà ses preuves depuis 4 ans, la méthodologie devrait être appliquée à grande échelle en France. L'Union Européenne souhaite l'appliquer largement et rapidement à plusieurs pays afin d'élargir les travaux de rénovation énergétique dans la construction. Le but, économique et écologique, est d'atteindre un degré « zéro énergie ». Ce serait du moins l'objectif du programme « Transition Zéro ». Explications.

 

Transition Zéro : pourquoi ?

Actuellement, on considère que la facture moyenne d'énergie des ménages en France se chiffre à 40 milliards d'euros. Outre le coût, l'impact de nos déchets énergétiques est dangereux pour notre environnement si l'on ne met pas suffisamment l'accent sur l'utilisation des énergies renouvelables.

Le Protocole de Kyoto et le Grenelle de l'Environnement ont marqué les esprits sur le chapitre de l'éco-responsabilité et de l'état d'urgence qui concerne le changement des habitudes polluantes, il y a aussi le programme de recherche et innovation Horizon 2020, lancé par l'Union Européenne, qui tend à mettre en place aussi vite que possible des procédures salvatrices.

Transition Zéro : quel est l'objectif de ce programme ?

Si la méthodologie EnergieSprong appliquée aux Pays-Bas semble fonctionner, pourquoi ne pas la généraliser et commencer à déployer le programme sur d'autres pays, comme le Royaume-Uni, la France ou le Luxembourg ?

L'objectif est donc de rénover les habitations en augmentant la cadence, améliorer l'efficacité énergétique et favoriser la production d'énergies renouvelables localement. L'objectif est à la fois quantitatif et qualitatif mais pour augmenter les cadences et améliorer les constructions par des rénovations énergétiques adaptées, il faut mettre en place des mesures. Plusieurs opérations dont les travaux d'isolation thermique arrivent souvent en priorité car les déperditions d'énergie coûtent cher et rien ne sert d'installer des appareils performants sans veiller à l'isolation d'une maison. Pour favoriser des travaux d'isolation et rendre l'habitat plus performant, mais surtout pour augmenter les demandes et signer plus de contrats, un nombre de partenaires impressionnant est déployé et met tout en oeuvre pour mener à bien cette Transition Zéro. Parmi ces partenaires, citons :

  • GreenFlex;
  • Le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB);
  • L'Union Sociale pour l'Habitat (USH);
  • Fibres-Energivie (pôle de Compétitivité alsacien).

Transition Zéro : la méthodologie mise en place

Pour accroître le pourcentage de travaux, il faut minimiser les délais d'installation et raccourcir la durée des chantiers en pré-industrialisant les fabrications, un gain de temps considérable pour réaliser des travaux en une semaine, sur un logement occupé, là où auparavant 3 mois auraient pu être nécessaires : soit un gain de temps de 92 % !

Les partenaires de l'opération font toutefois remarquer que ce travail de masse ne veut pas dire que tout sera uniformisé et calqué sur le même modèle. Ils tiennent à faire remarquer qu'il s'agit essentiellement d' « alléger drastiquement les coûts et en améliorer la qualité ».

En outre, la méthodologie prévoit de coupler ces travaux avec une rénovation de la cuisine et/ou de la salle de bain.

Transition Zéro : quel visée quantitative à moyen terme ?

En France, on espère récolter des contrats pour 5 000 rénovations énergétiques dans les 3 ans à venir que ce soit auprès des entreprises ou des bailleurs sociaux.

Pour soutenir le projet, l'Etat peut s'appuyer sur une subvention de l'Union Européenne de 5,4 M d'euros prévue pour généraliser la méthodologie en vigueur aux Pays-Bas à d'autres pays de l'UE.

Transition Zéro : quelles perspectives à long terme ?

En France, des entreprises et bailleurs sociaux ont déjà exprimé leur intérêt. Cependant, on serait en droit de se demander si l'idée appliquée depuis 4 ans aux Pays-Bas aura l'impact escompté en un temps si court ?

Si l'on tient compte des 500 000 logements à rénover chaque année en France, le travail ne devrait pas manquer aux entreprises de construction et de rénovation.

Toutefois, le cas Pays-Bas, pourrait laisser perplexe. Entre rénovations en négociations, rénovations contractualisées et rénovations effectivement réalisées (1000 en tout), le bilan des 4 ans, certes encourageant, n'est cependant pas criant de rapidité.

Transition Zéro : un suivi en temps réel

Pour ceux qui pourraient douter qu'un tel programme aboutisse à des travaux de qualité et pensent que rapidité ne rime pas forcément avec efficacité, qu'ils se rassurent !

Le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB) a bien l'intention de vérifier les performances énergétiques réelles de l'opération comme l'exprime, à juste titre, son directeur Energie-Environnement, Jean-Christophe Visier : « vérifier que les performances promises sont au rendez-vous est essentiel dans le projet pour objectiver les résultats des travaux et soutenir la confiance des acteurs dans une démarche collective à grande échelle ».

Partager cet article :
   

Vous cherchez des chantiers ?

Notre service vous permet de recevoir des chantiers
près de chez vous, sans aucun engagement.
Trouvez des chantiers